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La Grande Guerre


Un petit Alsacien dans la Grande Guerre

Un petit Alsacien dans la Grande Guerre
1914-1918



Date de la parution  : 10 septembre 2014
ISBN : 978-2-35617-025-5
Illustration(s)  : 70
Format du livre  : 19 x 25 cm
Reliure  : Relié cartonné avec jaquette
Rayonnage  : Histoire, jeunesse
Nombre de pages  : 160


Georges Herold n’a que 11 ans en 1914 lorsque la guerre éclate. C’est donc avec un regard d’enfant qu’il observe les événements auxquels il est mêlé. Les grands bouleversements, bien sûr : la prise (ou la libération ?) de sa ville — Mulhouse — par les Français, le retour de l’armée allemande, les combats qui font rage dans les faubourgs et la forêt de la Hardt, la mobilisation de son père (sous uniforme feldgrau puisqu’il est Alsacien) mais aussi les petits et les grands drames de la vie quotidienne : le froid, la faim, les lâchetés, les trahisons…

Il n’aime pas trop l’école, mais il est débrouillard et il n’a peur de rien, si bien qu’il devient très vite un petit homme, et le principal soutien de sa mère. Allemand par sa naissance et par sa langue, travaillant à l’arrière du front pour l’armée du Kaiser, Georges voit-il pour autant le Reich comme son Heimat — sa patrie ? Rien n’est moins sûr : même si, pour lui, « français » signifie a priori « ennemi », il n’a pas ses yeux ni sa langue dans sa poche et ne se prive pas de critiquer l’incompétence, la suffisance, l’autoritarisme, la cruauté de certains Allemands et de leurs affidés. C’est avec joie, comme la majorité de ses compatriotes, qu’il accueille, en 1918, le retour triomphal du drapeau tricolore sur sa ville et sa région. Car, à l’image du Hans em Schnokeloch de la chanson populaire, incarnation de l’ambivalence franco-germanique des Alsaciens, Georges Herold est avant tout « de chez lui », de Mulhouse sa petite patrie, et son unique parti est celui de la paix.

En 1932, s’appuyant sur la collection (hélas perdue depuis) d’objets et de documents qu’il a patiemment et passionnément constituée tout au long du conflit, Georges Herold décide d’écrire (en allemand !) ses souvenirs. C’est ce récit naïf et coloré, émouvant et impertinent à la fois, des aventures et mésaventures de ce petit Alsacien pris dans les turbulences de la Grande Guerre, que ce livre nous fait découvrir.

Retrouvé par la petite-fille de l’auteur, merveilleusement illustré par Philippe Delestre, fils spirituel de Hansi dont les dessins font la une des journaux de l’Est, éclairé par une préface et de précieuses notes lexicales, géographiques et historiques, ce petit Journal nous fait revivre le quotidien des Alsaciens durant ce terrible conflit. Il nous aide aussi à mieux comprendre l’âme de l’Alsace et sa dualité que résume le fameux proverbe de 1870 :

«  Français ne peux, Allemand ne veux, Alsacien suis  ».

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